Conférence Internationale sur
la Gestion des Relations avec la Clientèle
Concepts émergents, Outils et Applications
24 et 25 novembre 2000
Management Development
Institute Gurgaon, Inde
LES BONS
FOURNISSEURS NE SUPPOSENT RIEN – ILS POSENT DES QUESTIONS A LEURS CLIENTS. QUATRE METHODES DIFFERENTES PERMETTANT
D'OBTENIR DES REPONSES ONT ETE ANALYSEES EN TERMES DE COUT, D'EFFICACITE ET
D'ACTIONNABILITE.
JOHN COLDWELL
Directeur Général
InfoQuest Customer Relationship
Management Ltd.
Tél. : +44(0) 1484 864883
Fax :
+44(0) 1484 866460
E-mail : jc@infoquestcrm.com
Web : www.infoquestcrm.co.uk
RESUME
Le concept
fondamental de la CRM (gestion des relations avec la clientèle) dans un cadre
inter-entreprises est souvent décrit comme permettant à la plus grande
entreprise d'être aussi réceptive qu'une petite entreprise aux besoins de son
client. Aux premiers jours de la CRM, le concept passa de “réceptif” à
“réactif”. Les grandes entreprises prospères reconnaissent qu'elles doivent
devenir pro‑actives afin de connaître les opinions, les préoccupation,
les besoins et les niveaux de satisfaction de leurs clients. Les enquêtes sur
papier, comme les questionnaires laissés dans les chambres d'hôtel, ont
tendance à donner un faible taux de réponse et intéressent généralement les
clients qui souhaitent exposer leurs griefs. Les entretiens téléphoniques sont
souvent influencés par le phénomène de Cassandre. Les entretiens en face à face
sont coûteux et peuvent subir l'influence de l'enquêteur.
INTRODUCTION
Le concept de la CRM (gestion des relations avec la
clientèle) repose sur le principe qu'une meilleure compréhension des besoins et
des souhaits des clients permettra de les garder plus longtemps et de leur
vendre plus.
La firme Growth Strategies International (GSI)* a
effectué une analyse statistique de données sur la Satisfaction du Client,
données englobant les résultats de plus de 20 000 enquêtes InfoQuest réalisées
auprès de clients répartis dans 40 pays.
L'étude
a tiré les conclusions suivantes :
·
Un client
entièrement satisfait apporte à une entreprise 2,6 fois plus de revenus qu'un
client qui se dit être plutôt satisfait.
·
Un client
entièrement satisfait apporte 17 fois plus de revenus qu'un client qui se dit
être plutôt pas du tout satisfait.
·
Un client pas du
tout satisfait réduit les revenus à un taux égal à 1,8 fois ce qu'un client
entièrement satisfait apporte à une entreprise.
*Growth Strategies International, Connecticut,
Etats-Unis. Howard Plomann, +(1) 203 263 5150
Considérez les situations suivantes…
Une grande chaîne hôtelière
internationale souhaite attirer un plus grand nombre d'hommes d'affaires. Dans le but de trouver ce qu'il faut faire
pour améliorer ses services en vue d'attirer ce type de clientèle, la chaîne
décide de réaliser une enquête portant sur la satisfaction des clients. Une enquête réalisée sur support papier est
placée dans chacune des chambres et les clients sont invités à remplir ce
questionnaire. Mais, à la fin de la
période impartie à l'enquête, la chaîne hôtelière découvre que les seules
personnes à avoir répondu à l'enquête sont des enfants et leurs grands-parents
!
POURQUOI ?
Les hommes d'affaires n'ont ni le temps ni
l'intérêt nécessaire pour participer à ce type d'enquête !
Une grande société de production conduit une
première année ce qui doit devenir une enquête annuelle portant sur la
satisfaction des clients. Cette
première année, le score de satisfaction est de 94 %. La deuxième année, avec les mêmes sujets de base, mais par le
biais d'un autre vendeur d'enquête, le score de satisfaction chute à 64 %. L'ironie est, qu'en même temps, le total des
revenus a doublé !
POURQUOI ?
Les questions sont plus simples et formulées
différemment.
L'ordre des questions est différent.
Le format de l'enquête est différent.
Les personnes interrogées ciblées sont des cadres
d'un niveau différent.
La question sur la Satisfaction Générale est placée
à la fin de l'enquête.
Bien que les enquêtes qui portent sur la
satisfaction du client servent à recueillir les opinions des gens, elles
peuvent varier radicalement en termes de longueur, de contenu et de
format. Les techniques d'analyse
peuvent utiliser un vaste éventail de tableaux, de graphiques et
d'interprétations narratives. Souvent,
les entreprises font appel à l'enquête pour tester leurs stratégies
commerciales, et elles sont nombreuses à baser l'intégralité de leur plan
d'affaires sur les résultats de l'enquête.
MAIS… des questions troublantes se posent.
Les résultats sont-ils toujours précis ?
…Parfois
précis ?
…Précis
?
Y
a-t-il des “cas cachés de mécontentement chez les clients” qui passent
inaperçus malgré l'enquête ?
Peut-on
faire suffisamment confiance aux informations provenant d'une enquête pour
prendre, les yeux fermés, d'importantes décisions ?
Comme les exemples ci-dessus le montrent,
différents types d'enquêtes, différentes méthodologies et des populations de
différentes caractéristiques peuvent radicalement modifier les résultats d'une
enquête. Par conséquent, il incombe à
l'entreprise de s'assurer que son processus d'enquête est suffisamment précis
pour aboutir à une véritable représentation des opinions de ses clients. Sinon, l'entreprise ne doit, en aucun cas,
utiliser les résultats pour planifier des actions précises.
Les caractéristiques de conception d'une enquête et
les méthodologies de collecte des données utilisées pour réaliser l'enquête
nécessitent une gestation minutieuse pour assurer des résultats complets,
précis et corrects. La discussion de la
page suivante résume plusieurs “principes de base” clés qui doivent être observés
pour que l'enquête devienne, pour l'entreprise, un outil commercial stratégique
de grande valeur.
TYPES DE QUESTIONS
Les questions qui figurent dans les
enquêtes peuvent être réparties en trois catégories :
§
Question de
satisfaction générale – “Etes-vous dans l'ensemble satisfait de l'entreprise
XYZ ?”
§
Attributs clés –
satisfaction portant sur les domaines clés de l'entreprise, ex. vente,
marketing, exploitation, etc.
§
Plus profondément
– satisfaction portant sur des thèmes uniques à chaque attribut, et pouvant
mener à la prise de mesure pour remédier directement au thème lié à un attribut
clé particulier.
La question de Satisfaction Générale est placée à
la fin de l'enquête afin que la réponse puisse provenir d'une réflexion
plus profonde car les personnes interrogées auront auparavant considéré les
réponses aux autres questions.
o CONCEPTION DES QUESTIONS
Une enquête correctement élaborée produit une mine
d'informations. Les éléments de
conception suivants doivent être pris en compte :
§ Premièrement, l'enquête ne
doit pas dépasser une certaine longueur.
Une enquête sur support papier comportant plus de 60 questions fatigue
vite. Dépassez 8 à 12 questions lors
d'une enquête par téléphone et les participants perdent vite patience.
§ Deuxièmement, les questions
doivent être formulées en phrases simples composées de mots courts.
§ Troisièmement, les questions
ne doivent porter que sur un sujet à la fois.
Par exemple, la question, “dans quelle mesure nos produits et nos
services vous satisfont-ils ?” ne peut pas aboutir à une réponse efficace car
la personne interrogée peut avoir des opinions contradictoires sur les produits
et les services.
§ Quatrièmement, il est
recommandé de ne pas utiliser de superlatifs comme “excellent” ou “très” dans
les questions. De tels mots ont
tendance à influencer l'opinion de la personne interrogée.
§ Cinquièmement, les questions
“faussement rassurantes” donnent lieu à des réponses subjectives qui ne
permettent pas de prendre des mesures spécifiques. Par exemple, la question “quel est votre sentiment à propos de la
position industrielle de l'entreprise XYZ ?” donne des réponses n'ayant
aucune valeur pratique en termes d'amélioration d'une opération.
o LES Perils DU PapIer
Bien que le format "cochez les
cases" soit le type d'enquête le plus courant, les failles sont
considérables et peuvent mettre les résultats en doute. Par exemple, toutes le réponses précédentes
étant visibles, des comparaisons avec les questions en cours sont possibles et
ébranlent donc la spontanéité.
Deuxièmement, certaines personnes interrogées tendent, inconsciemment, à
chercher une symétrie dans leurs réponses et sont donc guidées par leurs
réponses précédentes et non pas par leurs véritables opinions. Troisièmement, étant donné que les enquêtes
sur support papier sont généralement classées par sujet, la personne interrogée
est plus portée à cocher une même colonne pour une catégorie sans réfléchir
vraiment à la question. Certaines enquêtes sur INTERNET, élaborées dans ce même
format de cases à cocher pâtissent souvent des mêmes tendances, surtout si un
défilement latéral gênant est nécessaire pour répondre à une question.
Dans le cadre d'une enquête menée par Xerox Corporation,
plus d'un tiers des réponses avaient été rejetées parce que les participants
avaient clairement coché dans les mêmes colonnes dans chaque catégorie plutôt
que de réfléchir sérieusement à chaque question.
o ENQUETES TELEPHONIQUES
Bien que les enquêtes
téléphoniques apportent des réponses plus précises que les enquêtes sur support
papier, elles peuvent également présenter des défauts inhérents qui entravent
la qualité des résultats :
· Premièrement, lorsque l'identité de la personne interrogée est clairement
connue, toute préoccupation concernant la possibilité de contestation
ultérieure ou de confrontation ultérieure à des réactions négatives donne lieu
à un fort préjugé positif dans les réponses (ce que l'on appelle le “Phénomène
de Cassandre”.)
· Deuxièmement, des études ont montré que les gens deviennent plus amicaux au
fur et à mesure de la conversation, cette convivialité peut influencer les
réponses aux questions.
· Troisièmement, c'est dans la nature humaine que de vouloir être aimé. Par conséquent, les préjugés par rapport à
l'autre, les accents, l'intelligence apparente, ou la compassion influencent
les réponses. De même, l'ego des cadres
supérieurs émerge souvent lorsqu'ils essaient de transmettre leur sagesse.
· Quatrièmement, les enquêtes téléphoniques viennent importuner le temps dont
dispose un cadre supérieur. Un appel
téléphonique inopiné peut créer une première impression négative de
l'enquête. De nombreuses personnes
interrogées concentrent partiellement leur attention sur l'horloge plutôt que
sur les questions. Les réponses
optimales dépendent de l'esprit attentif et du temps libre de la personnes
interrogée, deux choses dont les cadres supérieurs ne disposent pas
souvent. Une enquête multinationale
récente a donné aux personnes interrogées le choix entre l'option téléphonique
ou d'autres options, TOUTES ont choisi d'autres options.
Prendre des mesures de
précaution comme limiter la durée de l'enquête ou utiliser des enquêteurs
hautement qualifiés qui restreignent toute conversation inutile, permet de
réduire les problèmes mentionnés ci-dessus mais ne les élimine pas.
o LA NECESSITE D'OBTENIR UN TAUX
DE REPONSE ELEVE
Une enquête a pour objectif de
capturer un échantillon représentatif des opinions d'un groupe de
personnes. Malheureusement, à moins
qu'une majorité de personnes ne participe, deux facteurs ont une influence sur
les résultats :
§
Premièrement, les personnes négatives ont tendance à
répondre à une enquête plus souvent que les personnes positives car la nature
humaine est telle qu'elle nous encourage à “décharger” nos émotions
négatives. Un taux de réponse faible
donne généralement lieu à un plus grand nombre de résultats négatifs (voir
schéma).
§
Deuxièmement, un
plus petit pourcentage d'une population est moins représentatif de
l'ensemble. Par exemple, si l'on
demande à 12 personnes de participer à une enquête et que 25 % des
personnes répondent, les opinions des neuf autres personnes sont inconnues et
peuvent être complètement différentes.
Par contre, si 75 % des personnes interrogées répondent, seules trois
opinions restent inconnues. Il est plus
probable que les neuf autres représentent les opinions de l'ensemble du
groupe. On peut supposer que plus le
taux de réponse est élevé, plus l'analyse sélective des opinions est précise.
o LA PRECISION DES TERMES
Entièrement satisfait ou Très
satisfait…… Des débats se sont
déchaînés sur les échelles utilisées pour représenter les niveaux de
satisfaction du client. Toutefois, au
cours des quelques dernières années, des études ont définitivement prouvé qu'un
client “entièrement satisfait” a entre 3 et 10 fois plus de chance de faire un
nouvel achat, et que mesurer cette catégorie de la “case supérieure” est une
méthode considérablement plus précise que les autres. Par ailleurs, les enquêtes qui mesurent les pourcentages de
clients “entièrement satisfaits” au lieu d'effectuer la somme traditionnelle
des “très satisfaits” et des “plutôt satisfaits,” fournissent un indicateur
bien plus précis de la croissance de l'entreprise.
A propos des question d'échelle….. D'autres
principes de base peuvent être utilisés pour assurer des résultats ayant une
plus grande valeur :
§
De nombreuses
enquêtes proposent un choix “neutre” sur une échelle d'évaluation en cinq
points pour ceux qui ne souhaitent pas répondre à une question ou pour ceux qui
se sentent incapables de prendre une décision.
Cet “échappatoire” réduit le nombre d'opinions et décroît ainsi la
validité de l'enquête. Les enquêtes qui
utilisent des “informations insuffisantes,” comme choix plus définitif de la
case du milieu, réussissent à convaincre la personne interrogée de prendre une
décision, à moins que le manque de connaissance ne l'empêche de répondre à la
question.
§
Les échelles de 1
à 10 (ou de 1 à 100 %) sont perçues différemment selon les groupes d'âge. Ceux qui, à l'école, ont connu un système de
notation par pourcentage considèrent souvent un 59 % comme un “échec.” Ces tendances profondément enracinées
viennent souvent fausser la façon dont différentes personnes peuvent percevoir
les résultats d'une enquête.
L'échelle à droite est une illustration efficace des pourcentages des
clients entièrement satisfaits ; elle indique également l'urgence relative en
matière de satisfaction. En fonction de l'industrie,
la gamme des 30 à 45 % d'entièrement satisfaits peut être considérée comme
tenant la part de marché.
o AUTRES CONSIDERATIONS
Quelques détails
supplémentaires peuvent venir valoriser l'éclat général d'une enquête. Alors qu'une enquête doit être un exercice
en matière d'excellence de communication, participer à une enquête doit non
seulement être une expérience positive pour la personne interrogée, mais
également être d'une grande valeur pour celui qui finance l'enquête.
§
Premièrement, les gens – Les responsables qui agiront en
fonction des thèmes soulevés dans l'enquête doivent participer pleinement au
processus de développement de l'enquête.
Un “chef d'équipe” aura pour responsabilité d'assurer l'inclusion de
toutes les catégories commerciales pertinentes (de préférence jusqu'à 10), et
de vérifier que les personnes désignées prennent la responsabilité de réagir
face aux résultats de chaque Attribut Clé.
§
Deuxièmement, la validation des personnes interrogées – Une fois les noms des
éventuelles personnes interrogées sélectionnés, chacune de ces personnes est
appelée personnellement et est “invitée” à participer. Cette étape permet de vérifier que la
personne est disposée à participer à l'enquête et qu'elle donne son accord pour
y participer, d'où un meilleur taux de réponse. C'est également l'occasion de vérifier que le nom, le titre et
l'adresse de la personne sont corrects, c'est incroyable le nombre d'erreurs à
ce sujet.
§
Troisièmement, les questions – Il vaut mieux éviter les questions
ouvertes et favoriser les questions simples, brèves et ne portant que sur un
sujet. Les questions doivent également
être aléatoires et mélanger les sujets pour forcer la personne interrogée à
réfléchir sans arrêt à un thème différent et à ne pas baser sa réponse sur la
question précédente. Finalement, les
questions doivent être présentées de manière positive pour permettre non
seulement le maintien d'une attitude objective et uniforme pendant l'enquête
mais aussi l'interprétation uniforme des résultats.
§
Quatrièmement, les résultats – Chaque personne interrogée reçoit
un résumé des résultats de l'enquête, soit par écrit, soit, de préférence, en
personne. En proposant dès le départ de
partager les résultats de l'enquête avec chaque personne interrogée, la
personne porte plus d'intérêt au processus, le taux de réponse augmente et
l'entreprise dispose d'une invitation active à revenir ultérieurement chez le
client pour fermer la boucle de communication.
Non seulement cela offre le moyen de traiter et d'explorer les thèmes
identifiés à un niveau personnel, mais cela augmente chez l'individu sa bonne
volonté à participer à d'autres enquêtes.
o ET POUR FINIR
Une enquête bien structurée
sur la satisfaction du client apporte une mine d'informations commerciales
inestimable auxquelles, dans d'autres circonstances, la nature humaine
refuserait tout accès. Réalisée
correctement, l'enquête peut être le moyen d'établir des évaluations de la
performance, de mesurer les améliorations au cours du temps, de bâtir des
relations personnelles avec les clients, d'identifier les clients qui risquent
d'être perdus et d'améliorer la satisfaction générale du client, la fidélité et
les revenus. Toutefois, si une
entreprise ne fait pas attention, l'enquête peut devenir une source de conseils
peu judicieux, de mauvaises décisions et de perte d'argent.
Basée au Royaume-Uni, la
société InfoQuest Customer Relationship Management Limited dispose d'un réseau
international qui réalise des enquêtes complètes de satisfaction des clients et
des employés par des techniques innovatrices comme le dispositif d'enquête
ConSensor, l'analyse neuronale (ProfitMaxsm), et notre Indice des
revenus breveté. InfoQuest a réalisé plus de 43 000 enquêtes dans 47 pays et en
17 langues. Le système est considéré par ses clients comme étant l'enquête de
satisfaction client inter-entreprises la plus économique, la plus efficace et
la plus actionnable qui n'existe.
Pour plus d'informations,
consultez le site Web d'InfoQuest Customer Relationship : www.infoquestcrm.com